Légal ou illégal ? Pour qui ou Pourquoi ? Va savoir …

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Publié par Zhom | Classé dans Non classé | Publié le 13-03-2013

Ça faisait longtemps que je voulais écrire cet article, mais j’hésitais.
Pas trop envie de faire de polémiques, c’est usant à modérer après. Mais je le fais quand même, surtout que j’ai trouvé quelques sources pour étoffer l’article.

Le sujet de ce soir, c’est la circoncision.

Qu’est-ce que la circoncision ?

Selon le CNRTL, la circoncision, c’est une opération consistant en l’ablation d’une partie du prépuce.

Au delà des potentielles opérations chirurgicales nécessaires en cas de prépuce trop serré, trop long, on la pratique aussi sur des nourrissons et jeunes enfants pour des raisons religieuses, par tradition, ou, comme aux États-Unis, parce que c’est la mode du moment (une étude présente la circoncision comme un moyen de lutter efficacement contre les IST).

À l’heure actuelle, la circoncision non thérapeutique, c’est-à-dire rituelle ou de convenance, n’a pas de réel statut juridique en France. En théorie elle devrait tomber sous le coup de l’Article 222-1 du Code Pénal qui punit les actes de torture et de barbarie tout comme l’excision. En raison de l’atteinte corporelle non justifiée. Sans oublier l’article 16-1 du Code Civil qui exige le respect du corps d’autrui. Enfin, l’article 24 de la Convention des droits de l’enfant, proscrit les interventions médicales dénuées de visée thérapeutique.

Cependant, l’actuel Ministre de l’Intérieur Manuel Valls répondait ceci lors d’une interview donnée à Information Juive: « La France, république laïque, s’est dotée d’un cadre juridique clair, qui garantit le libre exercice des pratiques religieuses. Il est donc hors de question de revenir sur l’abattage rituel et les pratiques traditionnelles. Je l’ai dit, je le répète : les Juifs de France peuvent porter leur kippa avec fierté. Ils peuvent manger casher et procéder à la circoncision. Le débat sur la ‘remise en cause’ de la circoncision relève de la méconnaissance la plus totale de ce que sont l’identité et la culture juive. Une telle remise en cause est idiote et indigne. »

Si l’on en croit ces propos, la circoncision n’est donc pas un acte de torture ou de barbarie et respecte le corps des enfants puisqu’elle n’est pas illégale.

L’interdiction récente de la circoncision de mineurs pour des motifs non thérapeutiques par le TGI de Cologne en Allemagne en invoquant « le droit de l’enfant à une éducation excluant toute violence » soulève le problème de la balance entre le droit des parents et celui des enfants.

Ici, nous avons choisi de laisser le libre choix de culte à nos enfants lorsqu’ils auront fait leur choix, s’ils en font un un jour. Nous ne leur imposerons jamais rien, ils se feront leur idée. La liberté de culte est d’ailleurs profondément inscrite dans la constitution.

Dans le cas de la circoncision rituelle, l’on impose à un enfant un rituel ancestral d’un culte qu’il n’a pas choisi. Si l’enfant souhaite être juif ou musulman et se faire circoncire, il pourra le faire une fois majeur et libre de ses choix et de ses actes, une fois hors de l’influence religieuse ou sociétale de ses parents. La circoncision rituelle des mineurs est à la fois une enfreinte au libre arbitre des enfants ainsi qu’une enfreinte à la liberté de culte, puisqu’on lui impose l’exercice d’un culte qu’il n’a pas choisi dès les premiers jours de sa naissance.

Si j’ai parlé de torture et de barbarie plus haut, c’est parce qu’au-delà du non-respect du corps de l’enfant au sens physiologique strict, il y a le traumatisme subi. D’abord par la douleur de l’acte, car très peu de chirurgiens acceptent de pratiquer la circoncision sans raison médicale, elle se fait donc bien souvent dans des circonstances douteuses et sans anesthésie. En parallèle certains parents laissent trainer une infection pour arriver à un phimosis, pathologie requérant une circoncision, devenue alors médicale et accessoirement prise en charge par l’assurance maladie. Même si dans ces cas, il y a anesthésie, le réveil post-op et la cicatrisation demeurent extrêmement douloureux laissant des marques physiques et psychologiques à long terme chez l’enfant.

Ce n’est pas le seul impact à long terme puisque le prépuce est un tissu très innervé jouant un rôle important dans le plaisir sexuel de l’homme. Pour cette raison, je classe la circoncision, au même rang que l’excision, dans les sévices sexuels, même si dans le cas de la circoncision, il n’y a pas de perte totale de plaisir.

Au final, la question demeure: Alors que la circoncision constitue une atteinte irréversible à l’intégrité physique du jeune enfant, et un geste qui est loin de le guider dans son choix ou dans sa quête d’une religion et malgré les différents textes défendant les enfants de ce genre d’actes, pourquoi la circoncision fait-elle l’objet d’une telle tolérance en France et d’un tel engouement de la part des parents à faire subir à ses enfants ce que l’on a soi-même subi ?

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