Ai-je bien fait ?

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Publié par Zhom | Classé dans Non classé | Publié le 08-03-2013

Ces derniers jours, je suis en train de lire un magazine très intéressant sur la parentalité positive dont je vous parlerai quand je l’aurai fini: PEPS.

Mais ce magazine a réveillé en moi, dans certains articles, un sentiment qui ne m’avait pas chatouillé depuis un certain moment: La Culpabilité. Ce sentiment qui s’éveille en nous quand on réalise qu’on n’a pas fait les choses comme il aurait fallu.

Étrangement, j’aime ressentir ce sentiment. Parce que si je culpabilise, ça veut dire que je me remets en question, que je réalise que j’ai mal fait et que je peux encore essayer de me rattraper.

Je prône l’éducation non violente et l’écoute des parents. Mais parfois, je tire un coup à côté, je ne suis pas encore irréprochable dans ce domaine.
Oui il m’arrive encore parfois de lever la voix sur mes enfants, de les disputer parce qu’ils ne finissent pas leur assiette alors qu’ils ont demandé à être resservi, mais en fait c’est juste qu’ils voulaient encore 2 patates et que je leur en ai mis 5. Tant de choses que je regrette après coup. Mais je me rassure avec ce sentiment de culpabilité, cette conscience d’avoir mal agi et tout faire pour rattraper mes erreurs.

Je pense qu’il est essentiel d’accepter de culpabiliser. De ne pas en avoir peur.
Et surtout, ne pas reprocher à autrui d’être culpabilisant. On ne peut pas reprocher à autrui de nous avoir ouvert les yeux sur une réalité blessante pouvant nous permettre d’améliorer le quotidien des enfants.

Il y a quelques temps, ma belle-mère a lu « Ne pleure plus bébé » de Claude-Suzanne Didierjean-Jouveau à la maison. Son verdict a été « C’est super bien comme livre mais super culpabilisant ». On a eu une discussion sur le fait qu’à son époque, les publications sur le sujet n’étaient pas aussi accessibles qu’aujourd’hui, qu’on n’avait pas trop d’autre choix que de se fier aveuglément à l’expérience de ses parents.

Je suis heureux de vivre à cette ère de l’information libre (quand elle n’est pas payante), où chaque point de vue nouveau apporté est une pierre de plus à l’édifice de ses convictions personnelles, qu’elle soit culpabilisante ou gratifiante, c’est un pas de plus pour le bien-être de ses enfants et c’est, pour moi, le plus important.

Alors certes parfois, je ne suis pas parfait, mais une nouvelle pierre venant s’ajouter à mes convictions, je culpabilise un instant, je me remets en question, je m’adapte et j’avance encore. Si on culpabilise, c’est qu’on a réalisé son erreur, il n’y a plus qu’à se donner les moyens de la corriger. La culpabilité n’est pas qu’un sentiment blessant et négatif, non, c’est aussi l’occasion d’avancer et de s’améliorer encore un peu.

Et si vous êtes maintenant grand-parent et que votre culpabilité vous ronge, plutôt que de leur dire « J’ai bien fait comme ça avec vous, vous n’en êtes pas morts », alors acceptez cette culpabilité, transmettez-la à vos enfants, pour les aider à avancer.

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