Ces gens que nous ne sommes pas …

9

Publié par Zhom | Classé dans La vie quotidienne d'un père actif | Publié le 12-07-2012

Dans la vie, on ne s’entend pas sur tout.

Que ce soit en matière de politique, d’économie, d’écologie ou d’éducation, les avis divergent, se croisent et s’entrechoquent. Ces divergences d’opinions peuvent amener à des discussions très intéressantes où on apprend des choses que l’on ne savait pas, où on réévalue notre position sur ce sujet.
Ici, on pense que la diversité est enrichissante, et qu’on ne peut qu’apprendre d’autrui.

Et puis il y a ces gens que nous ne sommes pas.

Ceux qui parlent de choses qu’ils ne maîtrisent pas, ou pire, qu’ils ne comprennent pas.
Ceux qui pensent tout savoir de notre mode de vie sans y adhérer, sans même s’y être réellement intéressé …
Ceux qui nous jugent sans même nous connaître.

On m’a souvent dit, « laisse parler les gens » … On me l’a chanté aussi, mais ça c’est une autre histoire. C’est une façon de faire qui me convient assez. Mais il arrive un stade où il devient difficile de laisser parler des gens.
Il peut y avoir 2 raisons à ça … Cette personne est allée trop loin dans son jugement, c’est le cas lorsqu’on vous dit que votre femme entretient une relation incestueuse avec votre fils parce qu’elle l’allaite toujours à 8 mois (et pas forcément avec des mots aussi élégants). Ou alors, cette personne est vraiment trop éloignée de vos idéaux, lorsqu’elle vous dit par exemple, qu’elle a laissé pleurer son enfant 6 heures d’affilée il y a 3 semaines et que depuis il fait ses nuits.

Je me suis toujours convaincu, tout au long de ma vie, que lorsque l’on est agressé, les mots peuvent faire plus mal que les coups. Peut-être parce que quand j’étais jeune, je me battais très mal. Mais j’ai du coup développé une habileté avec les mots, j’ai appris à les tourner pour mieux faire rire, ou pour mieux blesser.

Ces gens que nous ne sommes pas, quand ils me poussent hors de moi, je leur répond, je ne laisse plus parler.
Je ne suis pas toujours fier de ma répartie, parfois, avec le recul, je me dis que j’y suis peut-être allé un peu fort en suggérant à la dame que « si votre fils a arrêté de pleurer depuis qu’il a hurlé pendant 6h ce n’était peut-être pas dû à sa compréhension que la vie c’est pas facile, mais plutôt à la compréhension que ce n’est pas en appelant ses parents qu’il trouvera réconfort et sécurité ? »

Heureusement, dans ces gens que nous ne sommes pas, il y a ceux qui me font sourire, ceux qui n’allaitent pas, ne portent pas, mais qui dominent le sujet, les gens qui pensent que pour allaiter, il faut aussi, porter son enfant avec une écharpe pleine de noeuds compliqués, lui mijoter des petits pots bio, laver ses couches, des gens comme ça quoi …

Et puis, quand j’y réfléchis, j’ai pitié pour ces gens. Au final, ce sont des gens qui pensent comme les autres, qui laissent pleurer leur enfant parce qu’on leur a dit qu’il ferait ses nuits ainsi, sans réfléchir à l’impact que ça a sur son mental, ces gens qui sont dégoûtés de voir un enfant de 10 mois allaité parce qu’on leur a dit qu’à cet âge il devrait être sevré et ne plus téter ce sein sexuel. Au final, ce sont des gens qui ne pensent pas, qui ne réfléchissent pas à leurs actes. Qui se contentent de faire comme on leur a dit de faire, sans se demander si c’était le mieux à faire.

Rendez-vous sur Hellocoton !
Share

Grande Encyclopédie du Morvique (Tome I)

13

Publié par Zhom | Classé dans La vie quotidienne d'un père actif | Publié le 04-07-2012

S’il existait une classification des langages les plus obscurs, il en est un qui arriverait dans les premières places du classement, j’ai nommé le morvique.

Ce langage parlé en un seul endroit sur Terre, est un langage évoluant constamment d’où la difficulté pour moi de vous en dresser un lexique. Je parlerai plutôt d’Encyclopédie, une œuvre en constante évolution.

Le morvique est né il y a quelques mois de ça, avec un mot: « papa ». C’est généralement le premier mot que l’on prononce quand on parle le morvique … Il signifie Papa …
Plus tard d’autres mots évidents vont apparaître comme « Maman », « pipi ». Mais la difficulté du morvique intervient très vite.
Des mots n’ayant rien à voir avec le français, des subtilités dans l’intonation, la prononciation. Ainsi « Chouchou » et « ChouuChouu » ne désigneront pas la même chose.
Il y a aussi les mots qui évoluent, ainsi un chat qui était autrefois désigné sous le nom « Babaaaaaaa » est maintenant appelé « Cha ».

Nous allons donc commencer ce cours de morvique avec les mots de base avec une définition, une syntaxe ou une prononciation unique…

Geon: Oiseau du genre Columba.
Tichat: Petit mammifère quadripède dépourvu d’un langage intelligible fasciné par les chaussures.
Yayatte: Évolution bipède du Tichat.
Olan: Évolution approximativement intelligible du Yayatte
Pisch: Boisson ou aliment présentant une caractéristique acide, piquante et/ou gazeuse.
Tutu: Véhicule motorisé à 4 roues.
Pipito: Véhicule motorisé à 2 roues.
Baboum: Peluche d’activité à l’effigie d’un Lion.
La: Dispositif tissé permettant de tenir les corps endormis au chaud … Peut-être à l’effigie d’une princesse ou d’un poisson clown.
Ta: Dispositif moelleux, permettant le dépôt du crâne afin de trouver des conditions optimales d’endormissement
Ouache: Mammifère tacheté au long cou
Mmmmm: Mammifère tacheté ruminant
Crrrr: Gros félin pourvu d’une crinière
Tonton: Cucurbitacée long et vert, idéal à croquer.
Balalane: Fruit long, courbé et jaune. Plus savoureux après épluchage.
Omi: Substance suspecte expulsée par l’orifice buccal du Tichat.
Foua: Sensation désagréable faisant se dresser les poils. Peut provoquer un rhume.
Pou: Animal pourvu de plume, pondant des oeufs comestibles prisés par le grand public. Son cri est « Tatataaaaaaaaaat ».
Pan: Animal pourvu de plumes, dressant ses plumes du postérieur en faisant « Balouuuuuuuuuu » pour impressionner les autres.

Jusque là, cela semble assez simple. En effet, chaque mot possède une définition qui lui est propre. Si c’était le cas de tous les mots employés dans le morvique, tout serait plus aisé. Voici quelques mots à définition multiple:

Touche: Peut désigner un dispositif lavable, conçu pour récupérer les sécrétions indésirables élaborées en fin de chaîne. Peut également correspondre à un rituel pratiqué par les êtres supérieurs afin d’ôter la couche de crasse qu’ils ont emmagasiné sur leur épiderme. Peut aussi décrire l’activité sportive pratiquée une fois par semaine par les êtres supérieurs afin de remplir le meuble remplit de lumière et de froid.
Chouchou: Peut désigner un animal aquatique quelconque. Peut également désigner un animal volant quelconque exception faite des geons, pous, pins et pans qui sont des chouchous particuliers.
Lo: Peut désigner un véhicule à 2 roues non motorisé. Peut également désigner un liquide transparent rafraîchissant.
Pin: Peut désigner un lagomorphe à longues oreilles. Peut également désigner un aliment élaboré à partir d’eau, de farine, de levure et de sel. Peut désigner un petit oiseau noir et blanc amateur d’eau froide peuplant les régions du nord. Ce terme désigne également une reproduction peluchesque de l’animal précédemment cité.

Afin de vous permettre d’assimiler toutes ces nouvelles connaissances, nous allons clore le Tome 1 ici. Dans le Tome 2 nous aborderons, les mots composés, permettant d’exprimer des idées, plutôt que de simples objets ou personnes.

Rendez-vous sur Hellocoton !
Share

Elle …

14

Publié par Zhom | Classé dans La vie quotidienne d'un père actif | Publié le 01-07-2012

Aujourd’hui, je ne vais pas vous parler de mes enfants … Non, je vais vous parler de la personne qui les a mis au monde …

Vous l’aurez compris, je vais vous parler de ma femme …

Le jour où je l’ai rencontrée, j’étais loin de me dire qu’on en serait rendus là maintenant.

Elle m’a métamorphosé, certains pensent que c’est un mal, pour moi c’est un bien.
Avec elle, j’ai grandis, je me suis trouvé un but dans la vie: la rendre heureuse. Enfin ce but a un peu changé depuis, on a eu des enfants. Mon but est donc de LES rendre heureux.

Elle m’a fait découvrir la pire des drogues, le véritable amour, celui qui t’arrache le coeur à l’idée que tout ça puisse s’arrêter. J’y suis devenu accro. Chaque minute sans elle est une espèce de torture, mais c’est vivable parce que je sais que chaque minute sans elle rendra chaque minute avec elle plus magique.

Ceux qui me connaissent savent que je suis une espèce de mur sentimental difficile à cerner.
Pour elle, impossible de faire semblant que tout va bien, quand ça va pas, elle le sait direct. C’est la seule personne au monde à en savoir autant sur moi, sur mon passé, sur mes projets.
Peut-être parce que c’est la seule à qui je peux parler sans qu’elle me juge ou n’essaye de me faire changer d’avis.

Cela va faire 6 ans qu’on s’aime comme des fous, 6 ans que certaines personnes pensent du mal d’elle, parce que j’ai pris des distances avec eux, parce que j’ai eu des enfants, paraît-il, trop tôt, parce qu’elle a réussi à me marier, parce qu’elle dirige la maison …
À ces gens je ne dirais qu’une chose … J’ai été, ces 6 dernières années, 1000 fois plus heureux que les 20 années qui les ont précédées, ce n’est pas pour rien.

Ma femme c’est ma raison de vivre, mon rayon de soleil, la plus belle chose qui me soit jamais arrivé.

Rendez-vous sur Hellocoton !
Share

Ça lui apprendra …

8

Publié par Zhom | Classé dans La vie quotidienne d'un père actif | Publié le 17-06-2012

Un bébé ne sait pas parler lorsqu’il naît … C’est souvent une source d’ennuis pour bon nombre de parents.
Pourquoi bébé pleure-t-il ?

C’est une bonne question … Personnellement, j’essaie toujours de la résoudre. Au moindre pleurs de mes enfants, j’accours, j’essaye de comprendre le problème et de le résoudre.
Et puis, il y a de fois où l’on ne comprend pas … Dans ces cas, c’est un réel échec pour moi … Est-ce qu’il a faim ? peur ? Froid ? Se sent-il seul ? J’ai déjà reçu comme conseil: « Couche-le et laisse le pleurer, ça va le calmer ».
Cette remarque m’énerve au plus haut point. En quoi cela va-t-il aider mon enfant ?
Premièrement, un bébé ne fait pas de caprice, il ne hurle pas par plaisir. Soit il a froid, soit il a faim, soit il est frustré, mais il y a toujours une cause derrière des pleurs. Comment, ne pas résoudre le problème, peut-il résoudre les pleurs ?
Deuxièmement, imaginez-vous un instant, seul dans une pièce sombre, frigorifié ou baignant dans vos déjections. Vous entendez une voix familière, tout près. Vous l’appelez, elle vous réponds d’arrêter de faire votre petite crise. Ça vous révolte ? Votre enfant le vit au quotidien.

Laisser un enfant pleurer est, paraît-il, bon pour lui apprendre la frustration. Voilà encore un argument qui me fait bondir. Apprendre la frustration … Vous aimez être frustré vous ? Non hein ? Alors pourquoi voulez-vous apprendre cet horrible sentiment.
Il y a même une autre question à se poser … Peut-on demander à des enfants d’éprouver un sentiment créé par les adultes. Peut-on leur imposer, à leur âge, l’incompréhension, la décéption ? N’est-il pas mieux de leur apprendre l’empathie et l’écoute ?

Derrière chaque pleur se cache un malheur, une incompréhension, une envie inassouvie. N’est-il pas mieux d’essayer d’expliquer, de rassurer, d’apaiser et de se comprendre que d’essuyer des pleurs, des larmes et des cris ? Ou est-ce juste moins simple ?

Rendez-vous sur Hellocoton !
Share

Ne trempe pas tes pâtes dans ton petit suisse.

12

Publié par Zhom | Classé dans La vie quotidienne d'un père actif | Publié le 31-05-2012

Avant de rentrer dans le vif du sujet, je dois vous expliquer ma nouvelle résolution.

Pour me préparer à la grande période des « pourquoi ? », je m’efforce depuis peu, dès que je dis quelque chose à ma fille de me demander « pourquoi ? ». Comme ça le jour où elle me demandera pourquoi, je serai entraîné :D

Maintenant que vous savez ça, entrons dans le vif du sujet.

Ce midi, la morveuse a bien mangé. Elle a poussé son assiette, signe du « J’en veux plus, tu me donnes mon dessert ? »
OK, pas de problème, tu attends que Papa et Maman aient fini leur assiette et on mange le dessert ensembles.

Hop, nos assiettes finies, je vais lui chercher des p’tits suisses, une cuillère, et la voilà lancée dans l’engloutissage de produits laitiers colorés.
Au bout de quelques instants, je la vois poser l’arme du meurtre des p’tits suisses siamois sans les avoir fini. Étrange … C’est alors que Mademoiselle, saisit un macaroni dans son assiette et le trempe dans son yaourt avant de l’engloutir goulûment …

« Ne trempe pas tes pâtes dans ton yaourt » est automatiquement sorti de ma bouche, suivi du dorénavant systématique « pourquoi ? ».

Et là … Ben j’ai séché …

Pourquoi ne doit-on pas tremper ses pâtes dans son yaourt ?
- Parce que ce n’est pas bon ? Non, ça a l’air de l’être …
- Parce que c’est sale ? Non, je n’ai pas fait tremper les pâtes dans du jus d’orange grumeauteux depuis qu’elle m’a réclamé un dessert …
- Parce qu’on s’en met plein les doigts ? Boarf, elle s’en met déjà plein partout avec sa cuillère alors un peu de yaourt sur les doigts c’est pas la mort …
- Parce qu’on ne joue pas avec la nourriture ? Bah tant qu’elle mange ce qu’elle tripatouille et que c’est pas juste pour s’en coller plein les cheveux, je vois pas le problème …
- Parce que ce n’est pas normal ? Alors là c’est la réponse à ne surtout pas donner … Déjà parce que j’exècre les normes … Et imaginez-vous expliquer à votre enfant de 2 ans et demi ce que c’est d’être normal. Il y a de quoi le perturber psychologiquement à vie avec une peur d’être anormal …

Du coup, je l’ai laissée manger ses pâtes au p’tit suisse framboise. Apparemment c’était vachement bon. Mais elle a quand même repris sa cuillère pour racler le fond, c’est pas évident avec un macaroni …

Vivement le goûter, on se pose vachement moins de questions … Ah si … « On ne mange pas QUE le chocolat de ses Prince ! » Tiens, mais pourquoi ?

Rendez-vous sur Hellocoton !
Share

La Vie Rtuelle

5

Publié par Zhom | Classé dans La vie quotidienne d'un père actif | Publié le 19-05-2012

Je suis né en 1986, l’informatique a fait son gros boom dans mon enfance, Internet s’est démocratisé pendant mon adolescence.
Mon premier PC avait un processeur à 50 MHz et avait été « boosté » à 8 Mo de RAM.

J’ai connu l’âge d’or de Caramail, d’AIM et de MSN, j’ai joué à Angémoniaque et ses spin-off, j’ai connu les débuts de Gmail et de son espace de stockage quasi-illimité (une révolution à l’époque), je ne compte plus les forums que j’ai modéré. Autant de communautés virtuelles où j’ai parlé avec des gens, j’en ai rencontré certains, je me suis fâché avec d’autres.

Pour mes parents, ce genre de communautés est un piège à couillons où tout le monde joue un rôle derrière son écran, faisant croire à autrui ce qu’il veut. On ne le niera pas, il y en a quelques-uns dans ce genre. Mais c’est loin d’être une majorité …

Sur Internet, j’ai rencontré des gens sympathiques, voire inoubliables.
J’y ai rencontré ma femme, mon clone, mon jumeau obscur et son obscure femme, ma meilleure amie … Ils font partie de ces gens avec qui j’ai réellement accroché sur la Toile et avec qui j’ai passé des moments magiques et inoubliables dans la vie réelle.
Oui, la vie réelle, car les gens sur Internet ne sont, parait-il, pas réels. Au début, peut-être … Et c’est peut-être ça qui les rend authentiques finalement. Ne savoir d’eux que ce qu’ils laissent savoir, sans préjugés d’une personne tierce. Parce que bon, le « Je vais te présenter X, c’est un gros teubé mais il est sympa quand même » ça ouvre pas vraiment à l’objectivité quoi …

Certaines personnes sont restées virtuelles, parce que je les aime bien, mais sans plus. Certaines personnes auraient dû le rester, car elles ont pu blesser. Mais il y a des personnes qui sont sorties du lot. Des personnes que l’on a rencontré en chair et en os. Qu’on continue à fréquenter sur Internet, mais qu’on préfère voir autour d’un p’tit verre. L’avantage de ces relations c’est que quand on se voit en vrai, on ne peut qu’apprécier l’instant tant il est rare.

Des personnes comme ça, j’en ai rencontré pas mal depuis que j’ai ouvert ce blog. Des gens avec qui on papote sur Internet mais qu’on aimerait bien rencontrer autour d’un café, mais la distance rend parfois cela impossible.
Alors on se fait des plans, « tiens je passe par là, je vais te faire un coucou vite fait ».
On s’en fait d’autres, « t’es vraiment loin, ça serait plus simple si on habitait ensemble ».

Je n’ai jamais fait autant de rencontres enrichissantes et passionantes que depuis l’ouverture de ce blog. J’aimerai bien tous vous rencontrer, pouvoir vous parler en vrai aussi souvent que je le fais ici, vous avoir comme voisin de palier, comme collègues de travail. Ça me changerait de ces gens qui m’indiffèrent et/ou ne me comprennent pas.

L’avantage d’une vie virtuelle c’est qu’on choisit les gens qu’on cotoie, le défaut c’est que ça marche pas tout le temps, faut revenir à la vie réelle. Mais qui sait, un jour peut-être, j’habiterai avec d’autres « hippies nichonneurs laveurs de couches et maternants » dans un corps de ferme au fond de l’Aquitaine. Tout est possible … En attendant, c’est ici que ça se passe et j’adore ça.

Rendez-vous sur Hellocoton !
Share

« Phant, dodo ! »

2

Publié par Zhom | Classé dans La vie quotidienne d'un père actif | Publié le 02-05-2012

Non, le titre n’est pas en thaïlandais … C’est du morvique. C’est une sorte de langage étrange semblable à l’elfique mais parlé par la morveuse. Je vous en ferai peut-être un lexique un jour.

En morvique « Phant, dodo ! » ça veut dire: « Allez hop l’éléphant, c’est l’heure de faire ta sieste. »

Et oui, ça y est les jouets de ma fille vivent. Avant elle s’amusait à les lancer, à les faire tomber dans le bain. Mais c’est fini !

Maintenant, ils ont une vie ! Elle leur parle, leur fait des câlins, des bisous, les fait marcher, sautiller, parler, manger, dormir.

Ses jouets animaliers et humains mènent leur petite vie, chevauchant des voiture démesurément trop petites pour eux. Reléguant à la dernière place la table d’éveil et autres jouets amorphes. Justes bons à divertir son frère (ça tombe bien, on fait des économies comme ça).

Ça y est, elle a franchit un cap, encore un, s’éloignant encore de son état larvaire de sa naissance. Grandissant petit à petit mais rapidement.

Et moi, ben je m’éclate à la voir faire danser ses Duplo sur le dos d’un éléphant, la voir faire dormir son doudou, la voir porter son bébé en écharpe, le coller au sein de sa mère quand il doit manger (Maman tété bébé).
Il y a pas photo, ce spectacle est génial.

Rendez-vous sur Hellocoton !
Share

Écrire …

7

Publié par Zhom | Classé dans La vie quotidienne d'un père actif | Publié le 11-04-2012

L’autre jour, je me posais cette question … « Pourquoi j’ai ouvert ce blog ? »

Au début, c’était surtout pour passer le temps, partager un peu ma vie de Père au Foyer. Et puis, des gens se sont mis à me lire, régulièrement, des gens qui me suivent toujours. Alors quand j’ai repris le travail, je me suis surtout mis à écrire pour eux … Pour vous.
Mais pas que …

Dans la vie de tous les jours, je suis quelqu’un d’assez replié sur lui-même … Quand quelque chose ne va pas, on est obligé de batailler pendant 3 plombes pour que je daigne parler.
Ici, c’est différent, je suis chez moi, fasse à mon écran qui ne me renvoie que le reflet de moi-même. On parle plus librement, quand on voit que soi …

Ce blog c’est aussi un moyen pour moi de montrer à ma famille comme je l’aime, et j’espère que plus tard, mes enfants seront fiers d’y avoir eu leur place.
Ici, c’est aussi une décharge à émotions pour moi qui intériorise beaucoup, c’est un peu une thérapie cet endroit. Le panneau Admin de WordPress, c’est mon psy.

Grâce à ce blog, j’ai rencontré des gens supers. Qui me ressemblent plus ou moins. Qui me comprennent, qui respectent mes choix.

Cependant, je trouve que je me suis un peu égaré, éloigné de ma ligne originelle. Je ne parle plus beaucoup de la vie quotidienne de mes enfants, de ma vie de père. Est-ce parce que je la vis moins pleinement depuis que j’ai repris le travail ? Je ne sais pas.
En relisant mes premiers articles, je me rends compte que je me suis éloigné de ma fille, je ne la connais plus par coeur comme avant, et il faut que ça se rétablisse.
Si ce blog m’a permis de m’en rendre compte c’est parce que je continue à écrire dessus, pour moi, pour eux, pour vous.

Je pensais, en ouvrant ce blog que j’aiderai des gens dans leur vie. Mais en fait c’est le contraire. Continuez à me lire, ça a un impact positif sur ma vie :)

Rendez-vous sur Hellocoton !
Share

Y’a pas de doutes …

18

Publié par Zhom | Classé dans La vie quotidienne d'un père actif | Publié le 06-04-2012

Dans la vie, on se pose un paquet de questions. Elles sont diverses et plus ou moins importantes.

« Qu’est-ce qu’on mange ce soir ? »
« T’arrives quand ? »
« Veux-tu m’épouser ? »
« Où j’ai mis mon portable ? »
« Tu peux me passer le sel ? »
« Est-ce que j’ai éteint le four ? »
« Est-ce que je serai un bon papa ? »

Et puis il y a des questions qu’on ne se pose plus.

Moi en tout cas il y en a une qui a disparu de mes esprits: « Est-ce que ma famille me rend heureux ? »
Elle a disparu parce que peu importe dans quel sens je la retourne, la réponse est toujours « Oui ».

Ma famille, c’est ma vie.
Me lever le matin, voir ma femme, mal coiffée, me sourire en me murmurant un bonjour.
Rentrer du boulot après une journée pourrie et voir mon fils se marrer en me voyant pendant que ma fille me broie les genoux avec ses p’tits bras.
Voir mes enfants s’émerveiller pour un rien.
Voir ma femme sauter au plafond parce que je lui ai ramené un simple bouquet de fleurs ou des croissants (ou les 2).
Regarder ma gamine partir à l’assaut du mont « Maman-avachie-dans-le-lit » et entendre le mont exploser de rire en même temps que son conquérant.

Il n’y a pas un jour où je regrette d’avoir épousé ma femme, d’avoir fait des enfants avec elle.

Peu importe le job qui paye, la belle bagnole, ce que l’on pense de moi. Tout cela est secondaire à côté de ma famille.

Parce que, y’a pas de doutes, ma famille, c’est ma raison de vivre.

Rendez-vous sur Hellocoton !
Share

La vérité est ici …

35

Publié par Zhom | Classé dans La vie quotidienne d'un père actif | Publié le 02-04-2012

Il y a des phrases après lesquelles tout dérape.
« T’achètes quoi comme couches ? », « Ma femme a accouché à Bordeaux Nord, et la tienne ? », « T’inquiètes pas tu sera peinard quand ils iront à l’école » …

A cette dernière phrase par exemple, quand on me la sort, il y a deux réponses entre lesquelles j’hésite systématiquement.
Le problème, c’est que ces 2 réponses mènent toujours à une polémique sans fin. Sans fin car les gens ont un mal fou à comprendre les gens qui pensent différemment, il faut à tout prix leur faire changer d’avis.

Ces 2 réponses c’est quoi ?
La première: « Pourquoi peinard ? J’aime avoir ma fille « dans les pattes » toute la journée. »
La deuxième: « Ben non, elle ira pas à l’école. »

A la première réponse, s’en suit une longue discussion sur les enfants tyrans trop fusionnels avec leurs parents. Avec des « Si tu te sépares pas de ta fille, elle pourra pas se passer de toi, elle sera jamais indépendante. »
A la deuxième réponse, la discussion est beaucoup plus animée, où je passe pour un père inconscient qui veut rendre ses enfants associables en les isolant du monde extérieur.

Ce genre de discussions inutiles, car mes interlocuteurs n’essayent pas de me comprendre et moi, je ne veux pas changer d’avis, je les évite dorénavant.
Comment ? Et bien c’est simple, je ne parle plus d’éducation, de naissance respectueuse, d’allaitement ailleurs qu’ici.
Et ouais, vous avez l’exclusivité de mon point de vue sur la vie de parent.

Pourquoi ça ? Et bien parce que je trouve dommage de devoir se justifier constamment sur sa façon de voir les choses. C’est pas comme si cette vision de l’éducation je me l’étais forgée en lisant des livres, en me documentant avec des sources fiables.
Le pire est d’entendre ce genre de discours d’une personne ayant un seul gamin de 8 mois et qui se crois plus instruite que moi, multipapa sous le simple prétexte qu’elle écoute son pédiatre.
Parce que je ne peux pas accepter comme conseil le vécu d’une mère quinquagénaire dont les enfants ont bien vécu leur séjour à l’école. En même temps, cette époque là, je l’ai vécue on était 10 par classe, on jouait à Épervier dans la cour, pas au jeu du foulard. L’école a changé Madame, elle ne me plaît plus !

Pour toutes ses raisons, je ne m’exprime plus qu’ici sur ces sujets, parce qu’ici même si quelqu’un ne respecte pas mes choix et cherche à me « convertir », ben je m’en tape parce que cette personne je ne la connais pas, je la lirai une fois et je n’y penserai plus.
Pas comme si mes collègues de travail venaient m’en parler tous les jours. Ces derniers ne savent d’ailleurs pas que ma femme a accouché à la maison, j’ai eu le malheur de parler de couches lavables une fois, je suis passé pour l’écolo bio de service. Je n’ose pas imaginer la réaction de ma collègue qui pèse chaque gramme de nourriture de son fils si elle savait que le mien est allaité exclusivement à la demande, qu’il jeûne quand maman est au travail.

On m’a longtemps reproché d’avoir une vie virtuelle, avec des amis virtuel, à jouer à des jeux virtuels. Mais en fait avec ce blog, je me suis rendu compte d’une chose. C’est que ma vie virtuelle, je la partage tous les jours à mon travail, dans les repas de famille (quand j’en fais) et que ma vraie vie, je la partage ici, avec des gens qui savent lire sans juger sans s’insurger. Et ça fait du bien.

Rendez-vous sur Hellocoton !
Share